Miami: Home sweet home

(Article envoyé par courriel)

C’est avec l’agréable sentiment d’être revenu chez nous que nous jetons l’ancre dans Sunset Lake, à Miami Beach.

Nous y sommes effectivement revenus, dans la mesure où nous avions quitté ce mouillage près de deux semaines plus tôt pour aller rejoindre mes parents à Fort Lauderdale, où ils avaient loué une chambre dans un motel. Mes parents partis, nous nous sommes empressés d’y revenir. Outre un parc aménagé avec des jeux pour enfants et un supermarché tout près, ce qui constituent toujours des atouts fort appréciés, mais que nous avions la chance d’avoir aussi à Fort Lauderdale (Middle river), nous avons internet au bateau, offert par la municipalité. L’eau verte qui nous entoure est parfaitement baignable, ce qui offre non seulement une belle occasion aux filles d’apprivoiser l’eau salée, mais permet également le savonnage en règle quotidien. Tous les jours, des perroquets verts traversent le ciel, criards et discordants, impossibles à confondre.

Nous sommes seuls au nord du lac artificiel, ultra protégé par des iles privées tout aussi artificielles. Inutile de dire que les demeures riveraines sont inimaginablement luxueuses, les plus belles me rappelant la chanson de Jacques Brel « avec des tas de fenêtres, avec presque pas de murs ».

Cela sans parler de la température. Nous avons croisé une équipe de tournage britannique venue prendre des photos et des vidéos d’un bateau d’une soixantaine d’années. Tout le bataclan avait été amené ici plutôt qu’au bord de la Méditerranée parce qu’à ce temps-ci de l’année, « on n’a pas de mauvaise surprise à Miami, le soleil est assuré ». C’est dire. Nous avons cependant eu une belle ondée le jour de notre retour. Nous en avons profité pour brosser le pont de fond en comble et récolter un peu de cette manne douce tombée du ciel, question de faire la lessive ou la vaisselle. Nous avons même u le temps de nous doucher copieusement, savon en main. Quand j’écris que nous sommes dans un mouillage de luxe, en voici bien la preuve ! 😉

Miami, l’alter ego

Et puis, il y a la ville de Miami. Nous ne l’avons pas encore visitée beaucoup, occupés à faire de menus travaux sur le bateau, à mettre en place une routine d’école, à se baigner, etc. Mais le peu que nous en avons vu me donne le goût d’en connaitre davantage. D’abord, il y a le bilinguisme. Ici, tout le monde (semble-t-il) parle anglais et espagnol. Ça semble aussi naturel qu’obligé (paradoxalement !). Je trouve ça épatant !

De plus, il y a les différents quartiers : Little Havana, Little Haïti… Nous avons rapidement traversé Little Haïti. Pas très rassurant : des barreaux aux fenêtres et aux portes, pas d’enfants dans les rues, mais des poules et des coqs dans les venelles secondaires. Myriam a longuement cherché à en attraper un, question de le mettre en broche et d’y mettre la dent ! Ma fille a un certain instinct de chasseresse ! ( Une anecdote au passage : puisque Myriam me casse les oreilles depuis plusieurs jours déjà pour pêcher du bateau – nous n’Avons pas de permis de pêche – j’ai sorti le filet à lancer ce soir. Il faut savoir que, si lancer cette jolie dentelle semble facile lorsqu’on voit un professionnel à l’œuvre, c’est un sacré défi pour les débutants ! Bref, après avoir montré à quelques reprises à Myriam, je l’aide à s’installer et la laisse tenter sa chance : PLOUF ! J’ignore comment elle s’y est prise exactement, mais voilà Myriam à l’eau alors que le filet est resté sur le bateau ! D’abord un peu choquée par la chute inattendue, sa bonne nature s’est vite mise à rire lorsque je lui fais remarquer qu’un peu plus et elle attrapait des poissons à mains nues !)

Miami, disais-je, c’est aussi différents quartiers, dont Little Haïti. Dans la même journée, trois personnes, caucasiennes, je le précise, nous avertissent qu’il faut éviter de s’y rendre ou qu’il faut y faire très très attention. Mais nous devons nous y rendre pour affaires : le commerce duquel nous achetons nos nouvelles batteries s’y loge, de même qu’un super magasin d’équipement de pêche. Au final, nous avons visité Little Haïti deux fois. Et s’il est vrai que nous y avons vu fort peu de caucasiens, jamais nous ne nous sommes sentis menacés ou même déplacés. Les filles mettent des sourires sur les visages, on nous parle toujours à propos de ceci ou de cela, certains sont étonnés et ravis de nous entendre parler français, notamment. Dans un autobus surchargé, une dame très obèse à la peau café prend spontanément Myriam sur ses genoux. Comme Myriam n’y voit aucun problème, je laisse la situation ainsi. Deux minutes plus tard, Mimi est affalée de tout son long sur la dame comme sur un canapé, sa tête moelleusement déposée sur la poitrine abondante de la dame qui sourit. « Ouf, j’ai failli m’endormir, Maman, c’était comme dans un lit ! », s’exclame Mimi en sortant du bus. Bref, aucune mauvaise expérience. D’où nous suspectons les habitants de Miami d’un certain racisme quant aux gens de couleur. Mais ça reste une hypothèse. Peut-être effectivement avons-nous eu une chance inouïe. De toute façon, à moins d’y être obligés, nous n’y retournerons pas.

Reste Little Havana, de laquelle personne ne nous a menacé. J’ai bien hâte d’aller y mettre le nez.

Il y a donc à Miami quelque chose qui me la fait paraître comme l’alter ego de Montréal (ai-je déjà écrit à quel point j’aimais Montréal ?).

À venir…

Nous comptons rester ici encore quelques jours, le temps de finir un avitaillement monstre avant les Bahamas, de visiter un peu plus la ville et d’acheter quelques trucs qui nous manquent : Yanick est travaillé par l’idée d’une nouvelle ancre, plus lourde et de meilleure tenue, il nous manque aussi des cartes nautiques pour les Caraïbes et l’Amérique du Sud. Je consulte les annonces classées et ebay, on ne sait jamais !

4 réponses à “Miami: Home sweet home

  1. Que d’émotion je ressent en vous lisant…..comme je dit tout l’temps,wow, j’adore….j’ai l’impression de voyager avec vous !!!! Bisous à tous et que l’beau temps vous portes 😉 xoxox

  2. Merci pour ces bons moments de lecture et de voyage. J’ai bien ri avec le « lit de mimi » ! Merci aussi pour la chaleur : ici, il fait -12, et nous en sommes à 1m50 de neige… Les enfants vont en ski à l’école et à la garderie ! Quelle différence 🙂 ! Gros bisous à vous 6… Aurore

  3. Pauline & Georges

    Merci pour ce beau récit, j’en profite pour vous souhaiter une BONNE ST-VALENTIN à tous, nous te suivons mais la neige ici semble vouloir partir nous ne pleurons pas vous pouvez être certain et ni le froid. Profitez de cette belle chaleur vous le mérité.♥♥♥♥♥♥

  4. Bonjour chers amis! Carisma est en route vers Miami. Jim navigue en solitaire. Je ne suis plus à bord, hélas, et encore une fois un marin d’eau douce avec un véhicule! Vous ne savez pas si je vais être en panne pour le salon nautique de Miami, mais si c’est le cas ce sera pour samedi seulement. Je vais essayer de vous contacter si je le fais vers le bas. Mlle vous tous et j’espère que Google translate n’a pas fait mes mots trop confus! Bon vent. ~ Nancy ❤

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