Charleston – épilogue

Une semaine passée à Charleston n’a de toute évidence pas suffit pour en faire le tour, mais a su éveiller notre curiosité afin d’y revenir…

Charleston pour les enfants

Comment faire abstraction de toutes les activités offertes aux enfants quand les deux tiers de notre équipage ont moins de 7 ans ?

Pirates, fantômes et autres légendes

DSC_0786[1]La ville de Charleston prétend avoir un passé riche en revenants, pirates et autres aventuriers. J’avoue que c’est un aspect que, pour aussi passionnant qu’il soit, nous n’avons pas eu vraiment le temps d’explorer. Cependant, il est vrai que  la vieille ville, même de jour,  laisse transpirer derrière son apparente quiétude une sorte d’esprit glauque et spectral qui ne demande qu’à se révéler entre chien et loup, alors que des nappes de brouillard sont soufflées à travers les rues désertes où l’on n’entendrait que le grincement de gonds mal huilés et un bruit de pas… Bref, si les enfants avaient été plus vieux, nous aurions assurément poussé la chose plus loin, elle est drôlement inspirante !

Cela dit, au hasard de mes promenades, j’ai rencontré une maison sans doute hantée. J’en suis immédiatement tombée folle. Elle me rappelle immanquablement les tableaux surréalistes de Frida Kahlo, les romans de Garcia Marquez, la présence intangible du vaudou…  Mais elle aussi se dérobe (voir l’article précédent) : j’y suis retournée par deux fois sans arriver à en saisir l’essence. Voici donc en guise de pis-aller des fragments qui ne rendent que partiellement l’esprit onirique du lieu.

La parade du Père Noël

Et oui, l’esprit des Fêtes s’installe autant sous le soleil qu’aux latitudes plus nordiques. Je suis surprise cependant de constater que le Sud n’a pas su mettre en place ses propres traditions, son propre folklore : guirlandes de conifères, grandes boucles rouges, sapins décorés dans les maisons, pingouins et bonhommes de neige gonflables jurent avec les palmiers et l’ambiance générale du lieu. Ce décalage géographique, cet exotisme nordique importé ici est décevant : il me semble que les symboles (le conifère notamment) perdent la valeur qui pouvait leur être restée et en deviennent encore plus signes de mercantilisme.

Cela dit, nous assistons néanmoins avec les enfants à la parade du Père Noël. J’ai beau juger sévèrement les traditions en vigueur, ce retour  des symboles familier est très rassurante pour les enfants. Noël est un évènement de grande importance pour eux et cette répétition des traditions leur permet d’intégrer plus facilement les différents changements qui ont eu lieu dans leur vie depuis octobre.

La parade du Père Noël me permet de confirmer que les différentes ethnies de Charleston forment des groupes homogènes qui se mélangent peu. Cette fois, ce sont les gens de race noire qui semblent les plus présents, tant dans l’assistance que dans le défilé.  Mais surtout,  les enfants sont les rois de la fête. Presque tous les chars en présentent. Plus ou moins gauches dans leurs habits du dimanche, ils sont toujours touchants.

Le sourire de la Mona Lisa...

Le sourire de la Mona Lisa…

 

Une panoplie d’activités diverses

Les activités pour les enfants sont nombreuses à Charleston : l’Aquarium est exceptionnel (1), le Children Museum of Low County, tout à fait respectable pour les enfants d’âge préscolaire. On peut aussi visiter la ville en calèche (ces visites durent cependant une heure, un peu long avec de jeunes enfants). Comme le passé de la ville est riche, de nombreuses reconstitutions sont autant d’attraits : plantations, forts, la liste est longue. En outre, si vous avez un véhicule à votre disposition, les plages ne sont pas loin. Bref, si Charleston recèle des délices pour les parents, les petits ne sont pas en reste.

Conclusion et informations pratiques

Visiter Charleston en bateau est formidable, cependant…

Plusieurs ont dit l’ancrage inconfortable lorsque les conditions sont moins clémentes. Cela dit, notre expérience infirme la chose. Il est vrai cependant que les conditions ont été exceptionnelles. En ce qui concerne les marinas, elles sont dispendieuses. De plus, à notre connaissance, il n’existe pas de quai ou de mouillage près du centre-ville. Il faut accepter de marcher au bas mot (et de pied ferme !) une vingtaine de minutes avant d’atteindre quoi que ce soit (2). De sorte qu’un gallon de lait peut nécessiter une véritable expédition, dixit Nina et Bob du Moon Danse.

En plusieurs points, Charleston égale ou dépasse Montréal, ville que j’adore au demeurant. Charleston a  le trafic en moins, la mer en plus. C’est une Montréal plus stylisée, moins hétéroclite. Mais c’est une ville sans bagels et surtout, sans la pluralité bariolée et charmante qui fait la séduction de Montréal.

(1)    Les filles ont visité l’Aquarium avec leurs grands-parents, grâce au généreux cadeau d’une tante formidable ! Merci Odette ! Nous t’embrassons tous très fort !

(2) Notons cependant un dépanneur relativement bien fourni au coin de Rutledge et Calhoun, à dix minutes à pied de la Charleston City Marina.

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3 réponses à “Charleston – épilogue

  1. Pauline & Georges

    C’est très bien Catherine.Nous pensons être avec vous de la manière que tu décrit la ville, Grosses bises et gros câlins.XXXXXX♥♥♥♥

  2. Magnifique ! Merci pour ces belles images. Les filles ont l’air radieuses. Bravo !!! Grosses bises,
    Aurore

  3. Merci de nous faire voyager en photos avec vous. 🙂
    c’est très apprécié.
    xx

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