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Kingston, NY

Le fruit des efforts: la pomme

Nous voici donc, après avoir passé une douzaine d’écluses et remis le mât (une opération toujours délicate et cruciale laissée aux mains de manoeuvres dont on ne peut que présumer de l’habileté),  à deux jours (8o milles nautiques) de New York. À la convoiter à force de patience et de ténacité (nous aurons mis 6 jours pour l’atteindre !), celle-ci nous parait de plus en plus comme une récompense appétissante et notre hâte à tous s’en trouve décuplée ! Nous sommes déjà tout prêts à croquer cette pomme que notre gourmandise imagine trempée dans le caramel  !

Cliquez sur l’image pour la recette !

 

L’aventure à Kingston

Aujourd’hui, après de longues journées de dix ou douze heures de navigation, nous nous sommes octroyés une journée de repos à Kingston, charmante ville sur la rivière Hudson. Si la basse ville est constituée d’une architecture plus populaire, la haute ville recèle de magnifiques demeures de style victorien bordées de trottoirs d’ardoise et de nombreux arbres matures qui, à ce temps-ci de l’année, multiplient les contrastes colorés.

Pendant que Yanick continue d’ajuster le gréement après le remâtage d’hier, nous mettons toutes nos sacs à dos (dans mon cas, c’est plutôt un porte-bébé) et partons à l’aventure. «On cherche quoi, maman ?», interroge Véronique.  De toute évidence, ma réponse prosaïque «Du pain, du lait et un endroit pour faire le lavage» ne la satisfait pas, puisqu’elle réitère illico: «On cherche quoi à l’aventure, maman ?»

– Justement, c’est parce qu’on ne sait pas ce qu’on cherche que c’est l’aventure !

(D’accord, c’était un peu facile comme réponse.)

Mais l’aventure, à Kingston, commence par une côte ! Tout semble se passer en haut de cette fameuse colline qui monte plutôt abruptement sur plus d’un mille. Or, voici qu’arrivées en haut, s’étendent encore devant nous  les sinuosités de la route, des demeures victoriennes sans aucune trace d’aventure (lire: de lait, de pain ou d’un endroit pour faire le lavage !). Une passante à qui nous demandons notre chemin nous fait rebrousser chemin et tourner à gauche où, de nouveau, nous ne trouvons rien. Un mécanicien nous indique alors que nous y étions presque la première fois et qu’il nous remonter (!!) sur nos pas… Mes troupes    ont beau être bonnes marcheuses, c’en est trop, je le sais bien. Nous retournons vers le bateau en nous égarant dans un quartier résidentiel où il me semble me souvenir avoir eu, l’année passée, la surprise de trouver une épicerie mexicaine sortie de nulle part. J’espère bien que le miracle se reproduira. Mais les filles débusquent plutôt un curieux homme qui porte les cheveux attachés en deux très longues tresses de chaque côté de la tête et des pantalons courts retenus par des bretelles multicolores. Sur son immense véranda verte, une non moins immense araignée velue attend d’être accrochée pour l’Halloween. Pendant que les filles chevauchent l’araignée, je demande de nouveau notre chemin à sa voisine. Peine perdue, cette épicerie mexicaine semble n’avoir jamais existé ! Par contre, la voisine en question m’offre d’aller faire mes courses en voiture, puisqu’elle ne peut évidemment pas nous amener toutes les 5. Or, lorsque je veux lui tendre l’argent nécessaire aux emplettes, elle refuse: «Give it forward !» En outre, cette femme (Tracy) m’offre d’amener les denrées directement au bateau pour nous éviter d’Avoir à les porter (et elle ajoutera à ma liste des Cheerios pour Ève !). Effectivement, Tracy, je me promets bien de rendre au suivant ce geste généreux et désintéressé !

Considérations météorologiques

Au rythme où nous allons, nos velléités de fuir le froid se révèlent assez utopiques.  Mais étrangement, si nos amis du Aloha Spiritparaissent souffrir passablement du froid, nous supportons la chose assez bien. Il faut dire que nous nous étions préparés à une expérience apparentée à du camping d’automne, mais en plus de la préparation psychologique, nous avons apporté de

Petit déjeuner frisquet…

nombreuses couvertures en laine polaire et embarqué deux chaufferettes alimentées électriquement. L’une fonctionne sur le courant 110 volts lorsque nous sommes branchés au quai d’une marina. L’autre fonctionne sur le courant 230 volts. Nous l’alimentons à l’aide des batteries lorsque panneaux solaires et éolienne fournissent assez. Dans les cas contraires, nous utilisons notre petite génératrice à essence Honda. Nous avons aussi une chaufferette à l’alcool.En outre, nous avons tapissé tout le plancher du bateau de ces tapis de mousse multicolores qui s’emboîtent, isolant ainsi le plancher. Merci au CPE les Trottinettes qui nous a gracieusement offert ses vieux tapis ! En fait, j’estime que la température ne descend pas en bas des 18 degrés durant le jour. Pendant la nuit, l’un d’entre nous dort avec les enfants dans la grande cabine avant et il fait suffisamment chaud pour qu’Ève (18 mois), dans son pyjama de laine polaire, ne tolère qu’une petite couverture (autrement, elle se découvre, réclame de l’eau, nous fait passer une nuit d’enfer !). Bref, nous faisons contre mauvaise fortune bon coeur et suivons le conseil de la fourmi de la fable: nous dansons !

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