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Jamais prêts ?!

Encore une looongue fin de semaine à trimer dur sur le bateau. Quand nous sommes trop écoeurés, il n’a même plus de nom, c’est une vulgaire chose: le bateau.

Dimanche après-midi: il fait soleil, les filles nous manquent, le lac appelle à la baignade, mais on a du pain sur la planche. Or, les choses ne fonctionnent pas ! Vraiment pas ! Et je sacre !

Je pense au Papy Tao, une autre famille qui partira en même temps que nous, Jérôme, Maryline et leurs deux filles. Il me semble qu’ils ont compris quelque chose qui nous échappe toujours: à chaque fin de semaine de travail, ils s’accordent une journée de voile. Vendredi soir, tout allait mal pour Jérôme, alors samedi, il a été faire une petite demi-journée de régate, question de se changer les idées…

Non, on ne fonctionne pas comme ça sur Lhasa. Quand ça va mal, on serre les dents, on s’entête, on sacre, on persiste, on ne lâche pas jusqu’à ce que ça réussisse ou que les choses empirent à tel point qu’on doute de ne pouvoir jamais les réchapper. Yanick et moi avons profondément intériorisé la croyance selon laquelle si les choses vont mal, c’est à cause de celui (ou celle) qui les fait: elles ne sont pas faites comme il faut. J’espère que nous ne passerons pas ce genre de pensées aux filles…

Dimanche après-midi: il fait soleil, les filles me manquent, le lac appelle à la baignade, mais… le scellant prend toutes les directions sauf celle que je m’entête à lui faire prendre, j’en ai dans les cheveux, sur les jambes, les avant-bras, j’en mets partout autour de moi… Au secours !! «Ok – je pense – ça suffit, j’en ai eu assez, je débarque, ras-le-pompon ! JE NE VEUX PLUS RIEN SAVOIR !»

Or, les mains collantes comme je les aie, on est moins impulsif que d’habitude. Et débarquer, au mouillage, c’est moins évident à faire qu’à dire. Donc je me mets à réfléchir sur le pourquoi de la chose (dans mon cas, la réflexion est souvent un remède salutaire !).  Oui, POURQUOI, pourquoi diable s’est-on lancé dans toute cette histoire ?

Je laisse la réponse en suspend: comme mes étudiants dissertent cette semaine sur l’existentialisme, j’aurais le temps de partager le fruit de mes réflexions.

En attendant, puisqu’on est dans l’existentiel, voici une autre question qui me hante: serons-nous jamais prêts à partir ?!? Et je repense à cet extrait du blogue de Catmousses, une famille de quatre enfants partie en 2008, qui raconte le départ:

7 Juillet 2008

Il est présentement tout près de minuit, mon chiffre de soir est sur le point de se terminer, mais je prends le temps d’écrire mes impressions des deux derniers jours. C’est avec un immense bonheur que nous avons finalement largué les amarres hier le 6 juil 2008, à 18h00 précisément. Quel bonheur et quel soulagement! Tous ces interminables préparatifs qui finalement se concrétisaient. Finalement on pouvait partir. Nous avons travaillé d’arrache-pied pour nous rendre à ce jour. Tous les jours, sept jours/semaine, nous mettions d’innombrables heures. Nous sommes arrivés au jour du grand départ vannés et épuisés, mais combien heureux. Le matin du départ, il restait encore tant à faire. Nous avons travaillé jusqu’à la dernière seconde et c’est le cas de le dire. J’ignore encore si nous avons mal planifié notre temps ou si nous étions simplement trop débordés pour pouvoir penser s’occuper de ces détails, mais il n’en demeure pas moins que, le matin du départ (plusieurs oublis devaient encore être corrigés – je paraphrase).

Bref, jamais prêts ? Sans doute jamais, mais nous partirons quand même !  (Comme quoi, l’entêtement a du bon !)

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