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Tan et muscles

27 juillet 2012

Et voilà, c’est reparti pour une fin de semaine à trimer dur sur le pont de Lhasa ! Je croyais avoir acheté un voilier, mais en fait, c’est une galère !! 😉

La fin de semaine dernière (20 juillet), nous avions fait deux journées de douze heures chacune. À la fin d’une telle journée, brûlée, je suis à peine capable de donner mon nom ! Cela dit, il ne faut pas penser que ça avance pour autant ! Mais… ça ne recule pas !

La semaine dernière, nous avons eu la mauvaise surprise de constater que le moteur ne pouvait démarrer faute d’une pièce omise par Volvo dans l’ensemble de la valve que nous avons changée.

Yanick est encore serein alors que l’arche approche pour la première fois du bateau. Il ignore encore qu’avant d’en avoir fini, nous aurons plusieurs heures à lutter avec la structure et que nous devrons la retirer complètement pour tout reprendre.

Puis, nous avons mis presque une journée à poser l’arche pour de bon, alors que ça n’avait pris qu’une demi-heure à la poser temporairement… (Mille mercis à Jean, mon frère, qui a fait la route depuis Québec spécialement pour nous donner un coup de main ! Et à Géraldine, sa conjointe, qui nous l’a gracieusement prêté pour l’occasion !) Heureusement que panneaux solaires et éolienne ont eux-mêmes été coopératifs, sans doute grâce au coup de main salvateur d’Antoine et de Mathilde, nos amis du Faucon Millenium.

Le lendemain, l’installation d’un simple feu (une lumière en termes de voile) a pris la journée: d’abord c’était la plaque qui était percée au mauvais endroit, ensuite, carrément, le fil électrique qui était pourri jusqu’à l’intérieur du bateau et que Yan a dû changer en grande partie, y passant à toute fin pratique sa journée, sous le regard attentif de Véronique.

Enfin, crépuscule sur panneaux solaires et éolienne installés !

Qu’est-ce qui nous attend cette fin de semaine, me demandais-je avec anxiété ?

Cependant, toutes ces heures de travail acharnées nous ont mérité le respect et la sympathie du patron de la marina, Joe, qui nous offre de petits extras qui nous facilitent la vie (l’accès à ses outils, une place temporaire à quai alors que nous ne payons qu’un mouillage), mais dont certains seraient carrément inabordables s’ils nous étaient chargés (le quai, entre autres…).

J’en viens enfin au titre de cet article.

Travailler comme des damnés douze sinon quatorze heures par jour, à manger peu ou pas (un à deux repas par jour, selon la journée – mais rassurez-vous, on s’hydrate suffisamment et on grignote au passage…), nous fait à la longue un beau tan qui s’étage au fil de la longueur des manches ou des pantalons; nous fait aussi découvrir des muscles inconnus ou raffermit à grande vitesse ceux qui s’étiolaient dans notre vie citadine.

À quand le corps de dieu grec ?, demandez-vous. Nous avons sans doute bien des bords à tirer lorsque je vois à la marina les professionnel(le)s du bronzage étaler des corps à demi-nus alors que je peste, suante, suintante, pleine de saletés et de cambouis (du scellant noir, en fait, encore plus difficile à décoller !). Je détonne sur les pontons, avouons-le ! 😉

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Une réponse à “Tan et muscles

  1. ça me semble à nos rénovations dans notre maison, tout le temps une surprise et du travail en plus. Vous avez fait un bon travail. Bon courage!

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